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RAJA : industrialiser la personnalisation produit à grande échelle

Comment transformer un configurateur 3D en véritable outil industriel ?

Pour un leader européen comme RAJA, la personnalisation produit ne peut pas reposer sur des traitements manuels ou des approximations techniques. Avec RAJA Print 2.0, l’enjeu était clair : automatiser l’ensemble de la chaîne web-to-print, de la personnalisation en ligne jusqu’au fichier d’impression exploitable par les imprimeurs. Dans cet article, nous revenons sur un projet structurant, à la croisée de la 3D, du traitement d’image et de l’industrialisation digitale.

La personnalisation produit, un enjeu industriel



Pour RAJA, un acteur majeur de la distribution d’emballages aux entreprises, la personnalisation représente un levier stratégique fort en permettant de se différencier de la concurrence et de faire monter en valeur ses produits tout en proposant une expérience client enrichie. L'objectif reste bien sûr l'accélération du cycle de vente.

Un premier configurateur 3D de produits permettait déjà à leurs clients de personnaliser certains produits comme des sacs et des adhésifs directement en ligne et de les ajouter à leur panier, mais la chaîne s’arrêtait là. Une fois la commande validée, les fichiers étaient repris manuellement par des experts RAJA afin de reconstruire un BAT (Bon à tirer) conforme aux contraintes des imprimeurs.

L'entreprise disposait déjà d'un processus fiable, mais non industrialisé, non scalable et difficilement extensible à une large gamme de produits.

RAJA Print 2.0 devait changer d’échelle.

De la personnalisation en ligne à l’industrialisation complète

L’objectif pour RAJA était double :

  • Automatiser et uniformiser la chaîne de production, de la personnalisation en ligne jusqu’au fichier d’impression.
  • Élargir la gamme de produits personnalisables sans multiplier les traitements manuels.

Autrement dit : transformer un configurateur en véritable plateforme web-to-print industrielle.

Industrialiser la génération des BAT : le cœur du défi

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Très vite, un point critique s’impose : les fichiers envoyés aux imprimeurs doivent être intégralement vectoriels et parfaitement conformes aux contraintes techniques d’impression.

Or, les utilisateurs peuvent importer une grande variété de formats (JPEG, PNG, PDF, SVG, AI, EPS), chacun avec ses propres contraintes de couleurs, de transparence, de définition et de compatibilité.

Le défi ne résidait pas simplement dans la conversion.

Il fallait orchestrer :

  • Une analyse fine des couleurs présentes
  • L’identification des couleurs dominantes
  • La conversion automatique vers des teintes Pantone
  • La reconstruction complète du visuel en format vectoriel exploitable

Aujourd’hui, une grande partie de cette chaîne est entièrement automatisée.

"Le défi ne résidait pas simplement dans la vectorisation d’assets, déjà complexe en soi, mais dans l’orchestration d’une multitude d’algorithmes spécialisés, chacun traitant une étape clé du process. L’enjeu était de faire converger ces briques technologiques vers un résultat unique : une vectorisation parfaitement personnalisée, conforme aux contraintes de RAJA, de leurs produits et de toute la chaîne d’impression. C’est cette exigence de précision et de fiabilité industrielle qui a fait, et fait encore, tout le défi du projet."

— Gilles SETA, chef de projet WanadevDigital

Précision extrême : du pixel au produit imprimé

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Dans un projet web-to-print industriel, l’interface n’est jamais qu’une simple interface. Chaque action réalisée par l’utilisateur conditionne directement un fichier destiné à la production.

Cela implique une grande exigence de fiabilité incluant la cohérence du placement des éléments, la gestion des typographies, la compatibilité des formats importés et le respect des contraintes colorimétriques.

"Sur le projet Raja, l’un des enjeux majeurs du configurateur 2D était le besoin de précision. Tout ce qui est réalisé en 2D est exporté pour le Bon à Tirer (BAT), qui sert de support aux imprimeurs. Nous parlons de surfaces parfois aussi petites que quelques centimètres, répétées des dizaines, centaines, voire milliers de fois : dans ce contexte, une erreur d’un pixel n’est pas acceptable. Un travail approfondi a donc été mené afin de positionner les images en “pixel perfect”, mais ce sont surtout les mesures sur lesquelles il a fallu s’attarder le plus longtemps. Elles interviennent à toutes les étapes du processus de création, de l’utilisateur jusqu’à l’impression. Un effort particulier a également été consacré aux polices de texte. Le deuxième enjeu concernait l’import des images : leurs formats, ainsi que le traitement des couleurs, se sont révélés d’une grande complexité."

— Coline FAURE-GEORS, développeuse webGL WanadevDigital



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Pour atteindre ce niveau d’exigence, plusieurs chantiers techniques ont été menés notamment :

  • Le placement précis des éléments graphiques
  • La gestion avancée des polices et de leur vectorisation
  • Le traitement automatisé des couleurs
  • La normalisation des formats importés

La qualité du rendu imprimé dépend directement de la robustesse de ces mécanismes.

Une 3D dynamique pensée pour la scalabilité

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Côté 3D, le défi pouvait sembler simple : modéliser un rouleau d’adhésif.

En réalité, un seul modèle devait pouvoir s’adapter dynamiquement aux dimensions (largeur, diamètre, longueur), appliquer correctement des textures répétées et reproduire fidèlement le rendu physique réel.

Chaque variation impliquait des recalculs précis.

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"Nous devions gérer un adhésif qui change à la fois en hauteur et en circonférence : chaque variation impliquait de recalculer précisément les textures, certaines devant se répéter, d’autres non. Sans ce travail minutieux, le rendu visuel pouvait vite devenir incohérent comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus."

— Timotée NEULLAS, lead développeur Web3D WanadevDigital



Ce travail permet aujourd’hui :

  • L’intégration rapide de nouveaux produits
  • Une cohérence visuelle constante
  • Une base technique réutilisable

La 3D n’est pas un simple élément esthétique : elle devient un accélérateur d’industrialisation.

Une architecture conçue pour évoluer

Industrialiser la personnalisation ne consiste pas seulement à automatiser l’existant. Il s’agit de concevoir une architecture capable d’absorber de nouveaux produits, de nouvelles contraintes et de nouvelles logiques d’impression sans remettre en cause les fondations techniques.

L’enjeu était donc d’anticiper la diversité des cas futurs et de structurer les données, les modèles 2D/3D et les algorithmes autour d’une logique réellement dynamique.

"Dès le début du projet, nous avons étudié une large variété d’échantillons de produits fournis par RAJA. En collaboration avec leurs équipes, nous avons défini les spécificités à gérer de manière dynamique via un datafeed (diamètre, hauteur, pas d’impression, etc.). Cette démarche nous a permis d’anticiper les problématiques liées à l’ajout de nouveaux produits et de couvrir la majorité des cas grâce à une approche dynamique appliquée à nos modèles 3D, nos canvas 2D, à nos algorithmes, à l’architecture du projet et à la structure de nos données."

— Gilles SETA, chef de projet WanadevDigital



Cette approche permet aujourd’hui d’intégrer de nouvelles gammes sans refonte majeure. La plateforme ne répond pas uniquement au besoin présent, elle constitue une base technique durable, pensée pour accompagner la croissance et l’évolution du catalogue.

Une collaboration pluridisciplinaire structurée

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La co-construction avec les équipes RAJA a été centrale avec la réalisation d'ateliers, des arbitrages techniques et la validation des contraintes métier.

L’architecture technique a été sécurisée en collaboration avec DATASOLUTION, agence digitale indépendante française, afin de garantir performance, stabilité et protection des données.

"Quand la data et l’innovation se croisent, l’expérience client se transforme. Avec RAJA Print 2.0, nous avons contribué à un projet ambitieux, où la technologie permet une personnalisation fluide et intuitive, au service des utilisateurs. Notre rôle a consisté à concevoir une architecture technique fiable, performante et sécurisée, pour soutenir pleinement la vision de Raja et le savoir-faire de Wanadev. Un succès rendu possible par l’implication de toutes les équipes, que nous tenons à remercier pour leur travail et leur engagement."

— Thomas PINSON, Chef de projet DATASOLUTION



Une transformation digitale et industrielle

RAJA Print 2.0 dépasse le cadre d’un simple configurateur 3D.

Il s’agit désormais :

  • D’un outil structurant du processus industriel
  • D’une chaîne web-to-print automatisée
  • D’une base scalable pour les futures évolutions

La personnalisation n’est plus un service annexe, elle devient un pilier intégré au modèle digital.

Une plateforme prête pour l’avenir

Avec ce projet, WanadevDigital a accompagné RAJA bien au-delà d’un développement technique.

Les fondations mises en place permettent aujourd’hui d’intégrer rapidement de nouveaux produits, de faire évoluer la plateforme de manière continue et d’assurer une industrialisation durable de la personnalisation en ligne. Une approche qui transforme un simple configurateur en véritable levier industriel, capable de soutenir la croissance et les ambitions long terme de RAJA.

Vous avez un projet de configurateur 3D complexe ou une problématique web-to-print industrielle ?

👉 Discutons-en : chaque projet mérite une approche sur mesure.

FAQ – Configurateur 3D et industrialisation web-to-print

Qu’est-ce qu’une plateforme web-to-print industrielle ?

Une plateforme web-to-print industrielle permet d’automatiser l’ensemble de la chaîne de production : personnalisation en ligne, génération du BAT, conformité aux contraintes imprimeur, transmission des fichiers, sans intervention manuelle.

Pourquoi la génération de BAT est-elle complexe ?

Les imprimeurs exigent des fichiers vectoriels précis, avec des couleurs conformes (notamment Pantone). Les visuels importés par les utilisateurs sont souvent hétérogènes et doivent être retraités, vectorisés et reconstruits automatiquement.

Pourquoi la précision “pixel perfect” est-elle essentielle ?

Dans certains cas, des motifs sont répétés à grande échelle sur de petites surfaces. Une erreur minime peut entraîner un décalage visible sur le produit final imprimé.

En quoi la 3D participe-t-elle à l’industrialisation ?

Une 3D dynamique permet d’adapter automatiquement les modèles à différentes dimensions produits et d’accélérer l’intégration de nouvelles gammes sans repartir de zéro.

Quels sont les bénéfices pour un grand groupe ?

  • Réduction des traitements manuels
  • Accélération des délais
  • Fiabilité des fichiers imprimeurs
  • Scalabilité internationale
  • Expérience client renforcée

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